Les traces de deux ravalements au XVIIIe siècle, chaque fois sans changer le piétement ou le décor, sont clairement identifiables : en 1732 (= état B) ; et en 1745 (= état C). Le sommier signale une autre intervention, au XIXe siècle, car elle porte l'inscription “REFAIT PAR LOUIS TOMASINI EN 1888 PARIS” (= état D). Tomasini a également laissé deux de ses cartes cachées à l'intérieur de l'instrument. Depuis, la partie musicale du clavecin n'a pas subi d' intervention importante. Les deux claviers du XVIIIe siècle sont probablement de 1732. Les marches sont plaquées d'ébène et décorées de trois traits latéraux. Les arcades sont typiquement parisiennes, plaquées de buis et décorées de demi-cercles. Les feintes sont plaquées d'os. Chaque clavier possède 56 notes (Sol 1 à Ré 3). Ce travail rappelle à nouveau celui des ateliers Blanchet (François- Étienne Ier, 1700-1761). Les touches portent deux numérotations, de deux mains différentes : La première commence sur la dixième touche (Mi grave) par le chiffre 7, avec la date de 1732 (annotation sans doute faite en 1745) et va jusqu'à 53 (le Ré 3). A cette date, l'instrument avait l'étendue de Sol/Si au Ré 3 (53 notes, octave courte, et une feinte brisée pour le premier Mi bémol/Ré dièse). Il se peut que le Do dièse 3 et le Ré 3, en haut du clavier, aient été ajoutés en 1732 lors d'un petit ravalement. L'autre numérotation, sur toutes les touches, est de 1 à 56 (avec la date de 1745 sur la première touche). Ainsi, les touches 1 à 9 datent du ravalement de 1745, quand l'étendue de l'instrument a été élargie, afin d'y rajouter les trois premières notes chromatiques dans le grave, Sol dièse, Si bémol, et Do dièse. Il y a 168 sautereaux (56 par registre) : 158 datent de 1732 ; 9 (les trois premiers de chaque registre) datent de 1745 ; et 1 (le Ré 3 du 4', qui porte le nom de Tomasini) date de 1888. Pour chaque registre, les sautereaux sont ainsi numérotés
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Les traces de deux ravalements au XVIIIe siècle, chaque fois sans changer le piétement ou le décor, sont clairement identifiables : en 1732 (= état B) ; et en 1745 (= état C).
Le sommier signale une autre intervention, au XIXe siècle, car elle porte l'inscription “REFAIT PAR LOUIS TOMASINI EN 1888 PARIS” (= état D).
Tomasini a également laissé deux de ses cartes cachées
à l'intérieur de l'instrument.
Depuis, la partie musicale du clavecin n'a pas subi d' intervention importante.
Les deux claviers du XVIIIe siècle sont probablement de 1732.
Les marches sont plaquées d'ébène et décorées de trois traits latéraux.
Les arcades sont typiquement parisiennes, plaquées de buis et décorées de demi-cercles.
Les feintes sont plaquées d'os.
Chaque clavier possède 56 notes (Sol 1 à Ré 3).
Ce travail rappelle à nouveau celui des ateliers Blanchet (François- Étienne Ier, 1700-1761).
Les touches portent deux numérotations, de deux mains différentes :
La première commence sur la dixième touche (Mi grave) par le chiffre 7, avec la date de 1732 (annotation sans doute faite en 1745) et va jusqu'à 53 (le Ré 3). A cette date, l'instrument avait l'étendue de Sol/Si au Ré 3 (53 notes, octave courte, et une feinte brisée pour le premier Mi bémol/Ré dièse).
Il se peut que le Do dièse 3 et le Ré 3, en haut du clavier, aient été ajoutés en 1732 lors d'un petit ravalement.
L'autre numérotation, sur toutes les touches, est de 1 à 56 (avec la date de 1745 sur la première touche).
Ainsi, les touches 1 à 9 datent du ravalement de 1745, quand l'étendue de l'instrument a été élargie, afin d'y rajouter les trois premières notes chromatiques dans le grave, Sol dièse,
Si bémol, et Do dièse.
Il y a 168 sautereaux (56 par registre) : 158 datent de 1732 ; 9 (les trois premiers de chaque registre) datent de 1745 ; et 1 (le Ré 3 du 4', qui porte le nom de Tomasini) date de 1888. Pour chaque registre, les sautereaux sont ainsi numérotés
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Wednesday 20 November・14:00 (Europe/Paris)
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8 Rue Rossini
75009 Paris