JEAN-BAPTISTE GREUZE (1725-1805)
Diane
Toile
Signé en haut à droite JB Greuze et datée 1760
Au dos plusieurs étiquettes dont une de la galerie Wildenstein ;
un N•1230 / d, une étiquette de Pitt and Scott Paris Londres (mention manuscrite Rue saint Florentin 19.3.64).
Hauteur : 46,5 cm Largeur : 38,5 cm 

Provenance :
- Collection du peintre Jean Georges Wille (1715-1808) ;
- Collection du Prince de Bavière (probablement Karl Theodor, 1839-1909) ;
- Vente Graupe Berlin 26 septembre 1930 (Une collection de peintures des familles princières du sud de l'Allemagne) nos 26 et 27 ;
- Galerie Wildenstein , New York et Londres, 1938 ;
- Vente New York (selon Frick Art Référence Library), Sotheby's Parke Bernet New York The Estate of Mrs Orme Wilson 25-26 mars 1949, lot 326 ;
- Vente Paris, Drouot Rive Gauche, 11 juillet 1978, Me Ferri, avec Callisto (sous le n° suivant) ; acquis à cette vente par les propriétaires actuels.

Exposition : 
Londres, Wildenstein an C° Ltd, Women in France in the XVIIIth century, avril- mai 1938, n°10.
Le tableau est illustré en couleurs in London News, Christmas number, 1938, p.24.
Burlington Magazine Vol. LXXII n° 423 juin 1938.

Bibliographie : 
Camille Mauclair, H. Piazza et Cie, Jean Baptiste Greuze, Paris, 1908, n° 524, Diane.
Le tableau a été gravé par Gaillard avec le titre : Diane, Tiré du cabinet de M. Wille graveur du roi.
Malgré l'absence du traditionnel croissant, attribut de Diane, nous reprenons le titre donné par la gravure de
Gaillard.

''En juillet 1760, Greuze m'a livré un buste de femme, vue presque de profil, un ruban rouge entoure par
derrière la tête ses cheveux qui tombent sur ses épaules. Le corselet est rouge et les manches sont jaunes; le
fichu de mousseline rayé de rouge est noué en croix sur la gorge" (G. Duplessis, Journal de Wille).
" Wille était l'ami, le véritable ami, et non l'envieux intime des talents faciles et charmants de son temps. Dans
sa collection, bien des tableaux, biens des dessins, révélaient une bonne action, attestaient un service,
marquaient une reconnaissance, rappelaient un de ces liens que la mort seule avait pu briser. Depuis les vieilles
bouteilles de vin que le jeune homme vidait aux Gobelins avec le vieux Parrocel, jusqu'au chocolat matinal
qu'offrait madame Greuze au vieillard, - les années de Wille s'écoulent dans une confraternité loyale et cordiale
avec toutes les célébrités de son temps; et il fait plaisir à regarder de quelle affection et de quelle admiration
sincère l'ami Wille entoure l'ami Greuze, ce peintre profond et solide, ainsi qu'il l'appelle Greuze et Wille ! les
deux vieux amis, les deux vieux coeurs unis! voyez-les en visite chez la nourrice de la petite Greuze! voyez
Greuze tracer de ses pinceaux les meilleurs la face fine et bienveillante de Wille! et voyez-les tous deux perchés
sur une échelle, confessant le nez sur la toile, les Rubens du Luxembourg, théorisant de conserve et sans
querelle à douze pieds au-dessus de terre - et des jugements du dix-huitième siècle! "... (Mémoires et journal de
Jean Georges Wille, graveur du roi, publié d'après les manuscrits autographes de la bibliothèque impériale par
Georges du Plessis avec préface d'Edmond et Jules de Goncourt, Paris, 1857).

À partir des années 1760, Jean-Baptiste Greuze se distingue par ses études de têtes, dans lesquelles il excelle à
capturer les émotions humaines avec une grande finesse et une psychologie intense. Ces oeuvres qui ont
souvent pour modèle des jeunes filles ou des enfants, reflètent une sensibilité exacerbée et des expressions
marquées, servies par une maîtrise technique remarquable. Leur succès ne se limite pas au grand public : elles
suscitent également l'enthousiasme des critiques, notamment Denis Diderot, qui loue leur vérité
psychologique et leur beauté morale. Dans la même lignée, l'instauration en 1759 du Prix de la meilleure tête
d'expression par le comte de Caylus (1692-1765) illustre bien le goût de l'époque pour ce type de tableaux.

Les gravures en pendants de Diane et Callisto, réalisées par Gaillard qui portent la lettre du cabinet de
Jean-Georges Wille, confirment que les deux tableaux figuraient ensemble dans la collection de ce dernier. Le
tableau de Diane fut livré à Wille en juillet 1760, comme l'indique son journal, tandis que celui de Callisto fut
exposé au Salon de 1761 comme Tête de nymphe de Diane (n°103), et acquis par Wille avant ou après ce
salon.

Ainsi, au Salon de 1765, le dernier auquel Greuze participe, Diderot manifeste son plaisir en contemplant une
étude pour La Mère bien aimée, prêtée par le baron Pierre Joseph Victor de Besenval, inspecteur général des

Suisses et Grisons. Il s'extasie : « C'est encore une assez belle chose. Il y a tout plein de vérité de chair, et un
moelleux infini. Elle est bien par plans, et grassement faite ; cependant un peu grise ; les coins de la bouche qui
baissent, lui donnent un air
Live vendredi 13 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°16

JEAN-BAPTISTE GREUZE (1725-1805) Diane Toile Signé en haut à droite JB Greuze et datée 1760 Au dos plusieurs étiquettes dont une de la galerie Wildenstein ; un N•1230 / d, une étiquette de Pitt and Scott Paris Londres (mention manuscrite Rue saint Florentin 19.3.64). Hauteur : 46,5 cm Largeur : 38,5 cm Provenance : - Collection du peintre Jean Georges Wille (1715-1808) ; - Collection du Prince de Bavière (probablement Karl Theodor, 1839-1909) ; - Vente Graupe Berlin 26 septembre 1930 (Une collection de peintures des familles princières du sud de l'Allemagne) nos 26 et 27 ; - Galerie Wildenstein , New York et Londres, 1938 ; - Vente New York (selon Frick Art Référence Library), Sotheby's Parke Bernet New York The Estate of Mrs Orme Wilson 25-26 mars 1949, lot 326 ; - Vente Paris, Drouot Rive Gauche, 11 juillet 1978, Me Ferri, avec Callisto (sous le n° suivant) ; acquis à cette vente par les propriétaires actuels. Exposition : Londres, Wildenstein an C° Ltd, Women in France in the XVIIIth century, avril- mai 1938, n°10. Le tableau est illustré en couleurs in London News, Christmas number, 1938, p.24. Burlington Magazine Vol. LXXII n° 423 juin 1938. Bibliographie : Camille Mauclair, H. Piazza et Cie, Jean Baptiste Greuze, Paris, 1908, n° 524, Diane. Le tableau a été gravé par Gaillard avec le titre : Diane, Tiré du cabinet de M. Wille graveur du roi. Malgré l'absence du traditionnel croissant, attribut de Diane, nous reprenons le titre donné par la gravure de Gaillard. ''En juillet 1760, Greuze m'a livré un buste de femme, vue presque de profil, un ruban rouge entoure par derrière la tête ses cheveux qui tombent sur ses épaules. Le corselet est rouge et les manches sont jaunes; le fichu de mousseline rayé de rouge est noué en croix sur la gorge" (G. Duplessis, Journal de Wille). " Wille était l'ami, le véritable ami, et non l'envieux intime des talents faciles et charmants de son temps. Dans sa collection, bien des tableaux, biens des dessins, révélaient une bonne action, attestaient un service, marquaient une reconnaissance, rappelaient un de ces liens que la mort seule avait pu briser. Depuis les vieilles bouteilles de vin que le jeune homme vidait aux Gobelins avec le vieux Parrocel, jusqu'au chocolat matinal qu'offrait madame Greuze au vieillard, - les années de Wille s'écoulent dans une confraternité loyale et cordiale avec toutes les célébrités de son temps; et il fait plaisir à regarder de quelle affection et de quelle admiration sincère l'ami Wille entoure l'ami Greuze, ce peintre profond et solide, ainsi qu'il l'appelle Greuze et Wille ! les deux vieux amis, les deux vieux coeurs unis! voyez-les en visite chez la nourrice de la petite Greuze! voyez Greuze tracer de ses pinceaux les meilleurs la face fine et bienveillante de Wille! et voyez-les tous deux perchés sur une échelle, confessant le nez sur la toile, les Rubens du Luxembourg, théorisant de conserve et sans querelle à douze pieds au-dessus de terre - et des jugements du dix-huitième siècle! "... (Mémoires et journal de Jean Georges Wille, graveur du roi, publié d'après les manuscrits autographes de la bibliothèque impériale par Georges du Plessis avec préface d'Edmond et Jules de Goncourt, Paris, 1857). À partir des années 1760, Jean-Baptiste Greuze se distingue par ses études de têtes, dans lesquelles il excelle à capturer les émotions humaines avec une grande finesse et une psychologie intense. Ces oeuvres qui ont souvent pour modèle des jeunes filles ou des enfants, reflètent une sensibilité exacerbée et des expressions marquées, servies par une maîtrise technique remarquable. Leur succès ne se limite pas au grand public : elles suscitent également l'enthousiasme des critiques, notamment Denis Diderot, qui loue leur vérité psychologique et leur beauté morale. Dans la même lignée, l'instauration en 1759 du Prix de la meilleure tête d'expression par le comte de Caylus (1692-1765) illustre bien le goût de l'époque pour ce type de tableaux. Les gravures en pendants de Diane et Callisto, réalisées par Gaillard qui portent la lettre du cabinet de Jean-Georges Wille, confirment que les deux tableaux figuraient ensemble dans la collection de ce dernier. Le tableau de Diane fut livré à Wille en juillet 1760, comme l'indique son journal, tandis que celui de Callisto fut exposé au Salon de 1761 comme Tête de nymphe de Diane (n°103), et acquis par Wille avant ou après ce salon. Ainsi, au Salon de 1765, le dernier auquel Greuze participe, Diderot manifeste son plaisir en contemplant une étude pour La Mère bien aimée, prêtée par le baron Pierre Joseph Victor de Besenval, inspecteur général des Suisses et Grisons. Il s'extasie : « C'est encore une assez belle chose. Il y a tout plein de vérité de chair, et un moelleux infini. Elle est bien par plans, et grassement faite ; cependant un peu grise ; les coins de la bouche qui baissent, lui donnent un air

Résultat
400 000 €
Frais de vente
30%
JEAN-BAPTISTE GREUZE (1725-1805) Diane Toile Signé en haut à droite JB Greuze et datée 1760 Au dos plusieurs étiquettes dont une de la galerie Wildenstein ; un N•1230 / d, une étiquette de Pitt and Scott Paris Londres (mention manuscrite Rue saint Florentin 19.3.64). Hauteur : 46,5 cm Largeur : 38,5 cm Provenance : - Collection du peintre Jean Georges Wille (1715-1808) ; - Collection du Prince de Bavière (probablement Karl Theodor, 1839-1909) ; - Vente Graupe Berlin 26 septembre 1930 (Une collection de peintures des familles princières du sud de l'Allemagne) nos 26 et 27 ; - Galerie Wildenstein , New York et Londres, 1938 ; - Vente New York (selon Frick Art Référence Library), Sotheby's Parke Bernet New York The Estate of Mrs Orme Wilson 25-26 mars 1949, lot 326 ; - Vente Paris, Drouot Rive Gauche, 11 juillet 1978, Me Ferri, avec Callisto (sous le n° suivant) ; acquis à cette vente par les propriétaires actuels. Exposition : Londres, Wildenstein an C° Ltd, Women in France in the XVIIIth century, avril- mai 1938, n°10. Le tableau est illustré en couleurs in London News, Christmas number, 1938, p.24. Burlington Magazine Vol. LXXII n° 423 juin 1938. Bibliographie : Camille Mauclair, H. Piazza et Cie, Jean Baptiste Greuze, Paris, 1908, n° 524, Diane. Le tableau a été gravé par Gaillard avec le titre : Diane, Tiré du cabinet de M. Wille graveur du roi. Malgré l'absence du traditionnel croissant, attribut de Diane, nous reprenons le titre donné par la gravure de Gaillard. ''En juillet 1760, Greuze m'a livré un buste de femme, vue presque de profil, un ruban rouge entoure par derrière la tête ses cheveux qui tombent sur ses épaules. Le corselet est rouge et les manches sont jaunes; le fichu de mousseline rayé de rouge est noué en croix sur la gorge" (G. Duplessis, Journal de Wille). " Wille était l'ami, le véritable ami, et non l'envieux intime des talents faciles et charmants de son temps. Dans sa collection, bien des tableaux, biens des dessins, révélaient une bonne action, attestaient un service, marquaient une reconnaissance, rappelaient un de ces liens que la mort seule avait pu briser. Depuis les vieilles bouteilles de vin que le jeune homme vidait aux Gobelins avec le vieux Parrocel, jusqu'au chocolat matinal qu'offrait madame Greuze au vieillard, - les années de Wille s'écoulent dans une confraternité loyale et cordiale avec toutes les célébrités de son temps; et il fait plaisir à regarder de quelle affection et de quelle admiration sincère l'ami Wille entoure l'ami Greuze, ce peintre profond et solide, ainsi qu'il l'appelle Greuze et Wille ! les deux vieux amis, les deux vieux coeurs unis! voyez-les en visite chez la nourrice de la petite Greuze! voyez Greuze tracer de ses pinceaux les meilleurs la face fine et bienveillante de Wille! et voyez-les tous deux perchés sur une échelle, confessant le nez sur la toile, les Rubens du Luxembourg, théorisant de conserve et sans querelle à douze pieds au-dessus de terre - et des jugements du dix-huitième siècle! "... (Mémoires et journal de Jean Georges Wille, graveur du roi, publié d'après les manuscrits autographes de la bibliothèque impériale par Georges du Plessis avec préface d'Edmond et Jules de Goncourt, Paris, 1857). À partir des années 1760, Jean-Baptiste Greuze se distingue par ses études de têtes, dans lesquelles il excelle à capturer les émotions humaines avec une grande finesse et une psychologie intense. Ces oeuvres qui ont souvent pour modèle des jeunes filles ou des enfants, reflètent une sensibilité exacerbée et des expressions marquées, servies par une maîtrise technique remarquable. Leur succès ne se limite pas au grand public : elles suscitent également l'enthousiasme des critiques, notamment Denis Diderot, qui loue leur vérité psychologique et leur beauté morale. Dans la même lignée, l'instauration en 1759 du Prix de la meilleure tête d'expression par le comte de Caylus (1692-1765) illustre bien le goût de l'époque pour ce type de tableaux. Les gravures en pendants de Diane et Callisto, réalisées par Gaillard qui portent la lettre du cabinet de Jean-Georges Wille, confirment que les deux tableaux figuraient ensemble dans la collection de ce dernier. Le tableau de Diane fut livré à Wille en juillet 1760, comme l'indique son journal, tandis que celui de Callisto fut exposé au Salon de 1761 comme Tête de nymphe de Diane (n°103), et acquis par Wille avant ou après ce salon. Ainsi, au Salon de 1765, le dernier auquel Greuze participe, Diderot manifeste son plaisir en contemplant une étude pour La Mère bien aimée, prêtée par le baron Pierre Joseph Victor de Besenval, inspecteur général des Suisses et Grisons. Il s'extasie : « C'est encore une assez belle chose. Il y a tout plein de vérité de chair, et un moelleux infini. Elle est bien par plans, et grassement faite ; cependant un peu grise ; les coins de la bouche qui baissent, lui donnent un air
Vente vendredi 13 décembre・14:00 (Europe/Paris)
Salle 16 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris