Jérôme Bonaparte (1784-1860) frère de Napoléon Ier, Roi de Westphalie. 229 L.A.S., 1831-1860, à sa fille la Princesse Mathilde (2 avec minutes autogr. de réponse) ; 325 pages formats divers, qqs adresses. Importante correspondance du père à sa fille, depuis l'enfance de Mathilde jusqu'à la fin de la vie de l'ex-Roi de Westphalie. Dans les premières lettres, il entretient sa fille de ses études, de ses frères et de leur mère, Catherine de Wurtemberg : « J'espère que je trouverai que vous avez fait tous deux des progrès réels [...] j'espère que Mr Brehier n'est pas trop indulgent pour ma chère petite fille » (12 août 1831)... « Embrasse bien mon cher Napoléon, mais dis-lui que papa est fâché qu'il ne travaille pas et je dois gronder ici bonne Aldé de ce qu'elle vous a conduit au théâtre malgré que Mr Ropas ne soit pas content de vos études » (6 juillet 1833)... « Maman va beaucoup mieux » (11 juillet [1833])... « Je suis bien aise que tu étudies un trio, & que la harpe rendue à Mlle Fabroni soit un stimulant » (7 décembre 1834)... Devenu veuf, il écrit fréquemment d'Arenenberg, Florence et Rome en 1836, donnant des nouvelles de la Reine Hortense et de son fils Louis, du cardinal Fesch, de la famille Bonaparte : Lucien et Caroline, Napoleone, Zénaïde, et la chargeant de compliments à l'oncle maternel chez qui Mathilde séjourne, Guillaume de Wurtemberg... En voyage en Allemagne puis en Londres, en 1840, il parle à mots couverts de projets de mariage : « tout me prouve que j'avois bien jugé, et que l'anglois ne reviendra que si l'on tient vis-à-vis de lui une conduite digne, s'il en etoit autrement il ne meriteroit que le plus souverain mépris surtout de la part de la chère Espagnole [...]. Du reste ma bien-aimée petite fille malgré tout cela je ne néglige et ne négligerai rien de tout ce qu'il est possible de faire ; mais tu peux juger toi-même combien il est essentiel de dire à l'Espagnole de ne pas se laisser deviner » (27 janvier 1840)... « Tu sais que je te sacrifie et mes opinions & mes convictions : mais je ne puis forcer une chose
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Jérôme Bonaparte (1784-1860) frère de Napoléon Ier, Roi de Westphalie.
229 L.A.S., 1831-1860, à sa fille la Princesse Mathilde (2 avec minutes autogr. de réponse) ; 325 pages formats divers, qqs adresses. Importante correspondance du père à sa fille, depuis l'enfance de Mathilde jusqu'à la fin de la vie de l'ex-Roi de Westphalie. Dans les premières lettres, il entretient sa fille de ses études, de ses frères et de leur mère, Catherine de Wurtemberg : « J'espère que je trouverai que vous avez fait tous deux des progrès réels [...] j'espère que Mr Brehier n'est pas trop indulgent pour ma chère petite fille » (12 août 1831)... « Embrasse bien mon cher Napoléon, mais dis-lui que papa est fâché qu'il ne travaille pas et je dois gronder ici bonne Aldé de ce qu'elle vous a conduit au théâtre malgré que Mr Ropas ne soit pas content de vos études » (6 juillet 1833)... « Maman va beaucoup mieux » (11 juillet [1833])... « Je suis bien aise que tu étudies un trio, & que la harpe rendue à Mlle Fabroni soit un stimulant » (7 décembre 1834)... Devenu veuf, il écrit fréquemment d'Arenenberg, Florence et Rome en 1836, donnant des nouvelles de la Reine Hortense et de son fils Louis, du cardinal Fesch, de la famille Bonaparte : Lucien et Caroline, Napoleone, Zénaïde, et la chargeant de compliments à l'oncle maternel chez qui Mathilde séjourne, Guillaume de Wurtemberg... En voyage en Allemagne puis en Londres, en 1840, il parle à mots couverts de projets de mariage : « tout me prouve que j'avois bien jugé, et que l'anglois ne reviendra que si l'on tient vis-à-vis de lui une conduite digne, s'il en etoit autrement il ne meriteroit que le plus souverain mépris surtout de la part de la chère Espagnole [...]. Du reste ma bien-aimée petite fille malgré tout cela je ne néglige et ne négligerai rien de tout ce qu'il est possible de faire ; mais tu peux juger toi-même combien il est essentiel de dire à l'Espagnole de ne pas se laisser deviner » (27 janvier 1840)... « Tu sais que je te sacrifie et mes opinions & mes convictions : mais je ne puis forcer une chose
Vente
jeudi 2 juillet・14:00 (Europe/Paris)
Salle 16 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris