Militaria, armes & souvenirs historiques
Des ordres de chevalerie les plus anciens aux décorations militaires modernes, en passant par les insignes de pouvoir et les armes blanches et à feu, cette spécialité embrasse une vaste période historique, couvrant plusieurs siècles et une multitude de nations.
Parmi les ventes marquantes orchestrées par la maison Libert & associés, citons un somptueux ensemble de décorations et d’ordres de chevalerie, provenant des illustres familles Richelieu et La Rochefoucauld. L’ensemble a atteint une enchère exceptionnelle avec un Ordre de Saint-André, symbole ultime de prestige et de reconnaissance, adjugé 1 734 880€ frais compris.
Chaque vente est préparée avec une rigueur historique et scientifique, associant documentation précise et connaissance approfondie du marché international. Chaque objet bénéficie d’une expertise minutieuse, garantissant son authenticité, sa provenance et sa valeur historique.
Ces pièces, souvent uniques, incarnent des fragments tangibles du passé et séduisent à la fois les passionnés d’histoire, les collectionneurs avertis et les institutions muséales internationales.
« Les objets du passé ne sont pas que des vestiges, ils sont les témoins silencieux de ceux qui ont façonné l’Histoire. »
— Anatole France
Belles enchères
Ensemble de casque et de cuirasse d'un officier de cuirassier vers 1900. Casque à bombe nickelée, cimier, bandeau et jugulaires en laiton doré, intérieur en cuir, avec son marmouset, sa crinière et son plumet rouge à olive argentée, dans sa boite de transport, avec sa housse, et un plumet de rechange. La cuirasse, en acier nickelé, bretelles à chaînettes en laiton doré, plastron et dossière marqués. «Manufacture d'Armes de Chatellerault, octobre 1886, 2ème taille, 2ème largeur officiers», avec sa matelassure blanche à bourrelets rouges et une housse de protection. Très petits chocs sur la bombe du casque, légère usure de la dorure des deux pièces, mais très bel et rare état d'ensemble
EMPIRE DE RUSSIE Exceptionnel ensemble complet de chevalier, du modèle en usage à la fin du XVIIIème siècle et au tout début du XIXème, et comprenant: 1) Le collier, environ 1,50 m de long, à vingt trois maillons en or ciselé et émaillé uniface réunis par de forts anneaux ovales et composé de: a) neuf aigles impériales bicéphales couronnées aux ailes éployées, en émail noir, portant au centre Saint-Georges terrassant le dragon et, dans leurs serres, le globe impérial émaillé de bleu à droite et le sceptre à gauche. (environ 38 mm de large, 56 mm de haut). b) sept médaillons en forme d'étoile rayonnante à seize rayons émaillés de rouge, portant la croix de Saint-André en émail bleu et, au centre, sur fond d'émail rouge, les initiales latines "S" "A" "P" "R" (Sanctus Andreas Patronus Russiae) (environ 40 mm de large, 50 mm de haut). c) sept écus d'émail bleu portant le monogramme couronné de Pierre Ier apposé sur un trophée d'armes composé de tubes de canons, de trompette et de tambour surmonté de drapeaux et d'étendards de part et d'autre, émaillés de vert, de rose orangé et de bleu. (environ 42 mm de large, 56 mm de haut). Contrôles "H", et "H" au centre d'une fleur à huit pétales, au revers de tous les maillons SAPR et de ceux aux monogrammes, "H", "OH" (ou "O") et marque de Saint-Pétersbourg avec la date 1797 au revers de tous les maillons à l'aigle impériale. Dans son écrin d'origine (70 cm de long, 11,8 cm de large, 2,4 cm d'épaisseur) en maroquin rouge orné d'une petite frise dorée, intérieur en velours noir et satin de soie blanche, fermant à deux crochets. Divers petits accidents aux émaux, principalement aux émaux rouges des coiffes des couronnes impériales, mais très bel état général de conservation pour un objet de cette époque. 2) le bijou, 56 x 98 mm (avec sa couronne) en or ciselé et émaillé, présentant l'aigle impériale bicéphale les ailes éployées, en émail noir rehaussé de ciselures les plumes soulignées de traits à l'or sur les deux faces, chaque tê
ROYAUME DES DEUX SICILES Ensemble complet de chevalier, du XIXème siècle, très belle fabrication ancienne de la Maison Krétly à Paris, comprenant le bijou, 60 x 67 mm, en or ciselé et émaillé, les centres en or ciselé et émaillé, celui d'avers, en assez fort relief, finement ciselé, l'habit du Saint rehaussée de grisailles, celui du revers, en deux parties, portant les ampoules sur un fonds sablé; son écharpe, à coque de style français, et sa plaque, 77 mm, en argent ciselé, taillé à pointes de diamant et en partie repercé, l'application en or ciselé et émaillé en deux parties, l'habit du Saint Evêque rehaussée de grisaille. Au dos fixation par deux crochets et une épingle basculante avec la marque, de petite dimension, de Krétly. Avec son collier de cérémonie en miniature pour l'habit (environ 122 mm de long) en or ciselé et émaillé, composé de douze maillons alternés: six à la fleur de lis, deux portant les ampoules sur des palmes, deux la tour brochant sur des étendards, et deux l'initiale «C» et deux pavillons sur des branches de laurier, tous les émaux blancs rehaussés de grisaille. La croix de l'Ordre (13 x 17 mm) est suspende à un treizième élément représentant la mitre du Saint, petit crochet au dos. Bouton d'attache à la boutonnière. Le tout est présenté dans son écrin de cuir noir, décoré au fer sur le couvercle, marque rectangulaire «Krétly, 46 Palais Royal, Paris», à l'intérieur. Quelques petits éclats, ou manques, très peu visibles, sur la plaque, fortement patinée, mais bijou et collier en parfait état et ensemble rare SUP (sauf plaque presque SUP) Créé en 1738 par l'infant Don Carlos, futur Charles III d'Espagne, à l'occasion de son mariage avec la princesse Amélie de Saxe, et placé sous le patronage du célèbre Saint Evêque, l'Ordre qui se composait du roi des Deux Siciles, grand maître, et de quatre officiers, comptait des chevaliers de droit, à quatre quartiers de noblesse, et des chevaliers de faveur. Tous portaient, lors des cérémonies, et outre u
EMPIRE DE RUSSIE Ensemble de chevalier, d'une très belle fabrication russe du début du XIXème siècle, comprenant: 1) le bijou, 47 x 53 mm, en or ciselé et émaillé, les côtés brunis, les aigles impériales, du modèle ancien et en assez fort relief, en or ciselé, parties amaties et parties brunies, ciselées au revers, et portant dans leurs serres une couronne de laurier et des foudres, le centre d'avers, entouré d'un cercle finement ciselé, représentant le Saint, peint au naturel, en habit bleu et manteau rouge sur son cheval blanc devant la cathédrale de Novgorod, le centre du revers les initiales latines "SA" surmontées de la couronne impériale et de ses pandelia. Marque cyrillique "A.P." (? la seconde initiale incomplète) sur la bélière, sans anneau de suspension ni écharpe. Travail probablement exécuté par le bijoutier Emmanuel Georg von Pannach à Saint-Pétersbourg au début du XIXème siècle. 2) La plaque, 87 x 87 mm,en broderies de paillettes, lames et cannetilles d'argent, le centre, à plusieurs niveaux, en broderies de cannetilles d'argent, la légende, sur fond de fils de soie rouges, brodée de cannetilles dorées, lauriers de la base en fils de soie verts et dorés, le monogramme central en cannetilles dorées sur fond de fils d'argent. Au dos fin papier de protection bleu ciel portant, d'une écriture ancienne à l'encre noire, "St Alexandre". Ensemble d'autant plus rare qu'outre son ancienneté, il se trouve dans un exceptionnel état de conservation, le bijou à l'état du neuf et la plaque, pratiquement sans aucune oxydation, ne présentant que d'infimes défauts SUP Le duc de Richelieu, probable récipiendaire de cet ensemble, et par ailleurs chevalier de Saint-André mais surtout du Saint-Esprit, n'a pas dû souvent porter cette distinction, d'où son état de conservation exceptionnel. Rappelons, pour mémoire, que les premiers bijoux d'Alexandre Nevsky, ornés de pâte de verre furent remplacés, par un décret de 1816, par des modèles émaillés, du modèle ancien, couvrant al











